Les Horaces

Auteur(s) Salieri, Antonio (1750-1825) (Compositeur) ;Guillard, Nicolas-François (1752-1814) (Librettiste) ;Corneille, Pierre (1606-1684) (Auteur d'oeuvres adaptées) ;Rousset, Christophe (1961-...) (Chef d'orchestre) ;Schneebeli, Olivier (Chef de choeur) ;Wanroij, Judith van (Soprano) ;Dubois, Cyrille (Ténor) ;Dran, Julien (1983-...) (Ténor) ;Bou, Jean-Sébastien (1972?-...) (Baryton) ;Martin, Philippe-Nicolas (Baryton) ;Foster-Williams, Andrew (Basse) ;Lefebvre, Eugénie (Soprano) ;Chantres de la Chapelle de Versailles (Les) (Choeur) ;Talens Lyriques (Les) (Ens. vocal) (Ensemble Instr.)
Titre(s) Les Horaces [enregistrement sonore] / Antonio Salieri, compos. ; Nicolas-François Guillard, parol. ; Pierre Corneille, aut. adapt. ; Judith van Wanroij, Cyrille Dubois, Julien Dran,... [et al.], chant ; Les Chantres de la Chapelle de Versailles, choeur ; Olivier Scneebeli, chef de choeur ; Les Talens Lyriques, ens. voc. et instr. ; Christophe Rousset, dir.
Editeur(s) Aparté, 2018.
Résumé Voilà de quoi définitivement ridiculiser la stupide jalousie que l’on colle sur le dos du pauvre Salieri vis-à-vis de Mozart. À l’écoute de son opéra Les Horaces de 1786 – l’année des Noces de Figaro – on conçoit que Salieri suit le sillage de Gluck, et non point de son excellent ami et collègue. En cette époque le compositeur n’en est certes pas à son coup d’essai sur la scène lyrique française. Deux ans plus tôt, l’Académie Royale avait créé Les Danaïdes avec grand succès. Salieri y avait révélé non seulement un tempérament dramatique et une audace d’écriture musicale vraiment avant-gardistes, mais surtout une capacité extraordinaire à se plier aux règles de l’opéra français. La déclamation, l’orchestration, la composition des chœurs et des ballets, tout y dénotait une parfaite connaissance des us et coutumes parisiens. Les Horaces sont donc attendus avec impatience, mais la création, prévue à Fontainebleau en novembre 1786, devant toute la Cour, n’eut pas lieu. Selon les Mémoires secrets dits « de Bachaumont » de cette année, la dernière répétition « avait tellement déplu que la reine n’en avait pas voulu ». L’opéra est finalement représenté devant la Cour un mois plus tard à Versailles, mais sans succès, les Mémoires secrets assurant que « l’on ne [pouvait] guère éprouver un sort plus humiliant pour une tragédie de ce genre, qui, au lieu de faire pleurer la cour, l’a fait rire ». Les Horaces, sous cette même forme, sont pourtant représentés à l’Académie Royale de Musique quelques jours plus tard. L’échec est plus cuisant encore : la musique est à peine écoutée, et le poème excite « des réclamations vives de la part du parterre. Lorsque la toile a été baissée, il s’est même élevé des huées générales assez soutenues », toujours selon les Mémoires secrets. L’ouvrage est immédiatement retiré de l’affiche pour permettre de remanier les passages les plus décriés. Toujours sans succès... Une troisième représentation a encore lieu, cette fois dans une indifférence polie : l’œuvre quitte définitivement l’affiche et n’est pas même imprimée. Aujourd’hui, seuls des manuscrits permettent un accès à l’ouvrage. Outre les cabales qui agitaient alors le milieu parisien, la raison du mauvais accueil des Horaces est à chercher du côté du (fort tarabiscoté et fade) livret d’après Racine, et non pas de la musique qui est d’excellente tenue : fresques chorales, récitatifs tendus, accents pathétiques, jamais Salieri ne peut être pris en défaut d’originalité ou d’inspiration. Saluons donc l’entreprise des Talens Lyriques de Christophe Rousset de nous servir, en première discographique mondiale, ce superbe opéra. © SM/Qobuz « [...] À peine une heure et demie de musique : d’une concentration remarquable, l’œuvre ne trahit pas le moindre temps mort. Par sa puissance dramatique, elle annonce Cherubini ou Spontini, Salieri exploitant avec maestria toutes les ressources de l’orchestre. C’est bien ainsi que la conçoit Christophe Rousset, incendiaire comme on ne l’entend pas toujours, qui nous tient en haleine [...] Distribution de haut vol [...] L’orchestre et le chœur sont au sommet. » (Diapason, octobre 2018 / Didier Van Moere).
Notes Edition limitée numérotée : No 0948. - Enregistrement : en concert à l'Opéra Royal du Château de Versailles (France), le 15 octobre 2016. - Livret adapté de la pièce de théâtre de Pierre Corneille "Horace" (1640). - 5 de Diapason (octobre 2018) - Le Choix de France Musique (octobre 2018) -. - Titre parallèle : Horace.
Sujet(s) Musique ** 18e siècle
Musique vocale ** 18e siècle
Opéras ** 18e siècle
Indice(s) 3.35
Ajouter à une liste

Exemplaires

Exemplaires : Les Horaces
Titre Réserver Code barre Support Cote Bib. d'origine Section Localisation Situation Date de retour prévue
Les Horaces
Réserver
00677000928171Icône du support Audio 3 SAL 35AmillyDiscothèqueAudioEn rayon

Description

Note

Commentaires

Tags

Extraits musicaux

Table des matières

Biographie

Extrait

Vidéos

COM_OPAC_AUTRES

Appartient aux sélections

Ceci pourrait vous intéresser

Ceux qui ont emprunté

Ceux qui ont consulté